CRISE POLITIQUE AU MALI : VA-T-ON LAISSER SOMBRER ENCORE LE PAYS DANS LES TENEBRES ?

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Encore une fois de plus, par la faute de ces responsables politiques, le pays est en train de connaitre une situation ténébreuse. Un grand homme politique, ou même un homme politique tout court, c’est quelqu’un doté de flair, comprenant vite les préoccupations de son peuple, et sachant trouver des solutions adéquates à temps.

Au Mali, depuis un certain temps les dirigeants politiques ne font que le pilotage à vue, cela toujours dans le sens des intérêts personnels ou claniques. Raison pour laquelle, nombre de nos citoyens, se pose la question suivante, quelles catégories d’hommes sont nos dirigeants ? Et, la réponse est généralement la suivante, ceux sont des responsables manquant d’initiatives, et pire qui ne tirent de leçons d’aucune situation.

Et, IBK, confirme cette analyse. Pour cause, il ne se rappelle même pas que malgré l’avertissement de son ministre de la défense, lui et son PM d’alors, ont tenté l’aventure d’aller à Kidal par la force au moment où cela ne s’imposait pas. Une aventure qui s’est soldée par la défaite de nos troupes. Toute chose, qui nous a valu l’imposition par nos détracteurs de l’accord biaisé, issu du processus d’Alger pour la paix au Mali. Des exemples ne manquent pas, ou IBK a été conseillé, sans qu’il ne tienne compte de ces conseils. Son histoire de révision constitutionnelle, en est aussi un exemple.

Et, une fois de plus encore, il vient de faire la sourde oreille aux propositions de la CEDEAO et de certaines organisations de la société civile malienne, qui le recommandaient de revoir la situation des élus proclamés par l’Administration Territoriale, mais recalés par le verdict de la cour constitutionnelle.

Maintenant que le pays est en train de s’embraser, que va-t-il faire, si ce n’est pas allé en position de faiblesse au dialogue d’avec ses opposants.

En disant accepter de prendre un décret pour demander aux institutions devant nommer les membres afin que ces derniers viennent gérer le litige issu des législatives dernières, il va congédier Manassa et ceux de la cour, qui n’avaient pas démissionné. Chose qui avait été demandée par le M5 RFP et la CEDEAO en son temps. Monsieur le président, même si vous essayer de faire porter la responsabilité du sang versé lors des derniers événements par le M5, vous ne trouvez pas qu’avec un peu de flair, vous pouviez empêcher que le sang de vos compatriotes soit versé de la sorte ?

Dans votre discours du 11 juillet, Monsieur le président, vous n’écartez pas la possibilité d’organiser des législatives partielles ou rectifier certains résultats proclamés par la cour constitutionnelle. Cela, vous a été proposé aussi en son temps, alors pourquoi l’acceptiez-vous maintenant qu’on a cassé et perdu des vies humaines ?

Nous retenons dans vos propos que le nouveau gouvernement sera mis en Place sans les << casseurs >>. Vous ajoutez que les auteurs et complices des casses et autres actes illégaux vont répondre devant la justice car des enquêtes sont déjà ouvertes. Monsieur IBK, en homme d’Etat, il est bon de ne pas dire certaines choses publiquement, rappelez-vous que ceux qui ont pris les armes contre la patrie, ont bénéficié de loi de grâce de votre part. Allez-vous refuser de pardonner ceux qui ont marché sans armes, même si des actes de vandalisme ont suivi ?

Monsieur le président, la situation du pays est très critique. Et comment on entend souvent les citoyens le dire, nous sommes tous fautifs. Excellence, c’est en faisant son propre mea-culpa et en acceptant de se dire la vérité, que nous pourrons sauver la patrie, qui est menacée dans son existence.

Vivement faisons fi de nos égos, car le Mali reste le seul bien de nous tous.

M. Traoré

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