DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF : ECHEC DU TRIUMVIRAT OU MANQUE DE VOLONTE POLITIQUE D’IBK ?

Spread the love

Le 14 décembre 2019 avait débuté la phase nationale du dialogue national inclusif. Avant  le démarrage du processus au niveau local, le président IBK avait procédé à l’installation des membres du Triumvirat, appelés aussi «Facilitateurs» du DNI au Palais de Koulouba. Hélas, plus de 6 mois après la clôture des assises en question, aucune de ses recommandations, n’a connu un début de résolution, les problèmes sont restés entiers jusque-là.

On est tenté de dire que la responsabilité est partagée entre l’équipe conduisant cette mission et l’Exécutif, tous sont restés muets sur les questions discutées lors des assises et qui avaient trait à l’existentialité de la Nation malienne. Vu le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement, peut-on dire que le DNI a été une réussite ? L’affirmative, n’est pas envisageable, car malgré que le Triumvirat a eu à cravacher fort pour mobiliser comme il se doit. Il faut savoir que certains partis, qui étaient sceptiques au départ, ont fini par adhérer comme YELEMA ou ADP-Maliba. L’unanimité était acquise autours de ce plan consensuel de gestion du Mali inspiré des recommandations fortes dont un comité de suivi (qui n’aura jamais vu le jour).

Presque plus de sept mois, après la clôture du DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF, le pouvoir faute de ne pas vouloir mettre en application les conclusions de ce dialogue national, se trouve dans ses derniers retranchements. La fronde conduite par le M5, exige le départ du Président IBK. Ce qui surprend, c’est que l’ambassadeur Cheick Sidi Diarra, qui était le principal rapport dudit dialogue, aura rallié le M5 RFP. Celui, qui a piloté le DNI fustige désormais le pouvoir qui l’avait pourtant à travers cette désignation mis sous les projecteurs, en le gratifiant d’une mission aussi vitale.

Sous les couleurs du mouvement « Anw Bè Faso Do » dont il est le premier responsable, il affirme son appartenance à l’opposition. Pourtant, s’il a eu le courage de mettre fin aux missions de la commission du DNI en février dernier, il aura été invisible après. Idem pour les membres de son comité dont le Médiateur de la République censé prévenir les tensions sociales. Or, nous sommes dans un climat où le citoyen est déçu de son administration et ses leaders politiques.

IBK se mordra longuement les doigts pour avoir misé sur quelqu’un qui au lieu de plaider pour les avancées du DNI, sera parti dans la fuite en avant. Sauf que la responsabilité de l’Exécutif n’est pas à négliger. Si au nom du DNI, il aura tenu à faire les élections législatives malgré le COVID 19, aujourd’hui les adversaires du régime vomissent sur tout. Notamment les résultats définitifs proclamés par la cour constitutionnelle du scrutin parlementaire ont eu à provoquer une division de la société malienne.

La Cour Constitutionnelle aura mis le feu aux poudres avec ses résultats définitifs, en plus de communiqués de défiance à l’endroit de frustrés, qui finiront par se renforcer. Un virus qui finira par monter à Koulouba, puisqu’il est demandé au Chef de l’Etat de plier bagages.

Il est donc clair qu’à tort ou à raison l’inapplicabilité des recommandations du DNI a mis à mal la bonne marche du régime. Une inaction devenue objet politique voire de propagande pour les adversaires du régime, dont certains peuvent être pourtant comptables du bilan tant soit peu du régime IBK. Pour l’heure le bilan est loin d’être positif concernant la suite à donner au DNI car les causes de l’actuelle crise institutionnelle en font partie.

Id. Keita

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *