RESEAUX SOCIAUX : « ARRETONS DE DIFFUSER DES IMAGES CHOQUANTES » DIXIT DJILLA ASSITAN DE L’ADEMA

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La candidate du parti de l’abeille était sur le plateau de MOUSSO TV. Dans une interview d’environ une heure, Mme Djilla Assitan Diallo a fustigé la mauvaise utilisation des réseaux sociaux au Mali. Pour elle, la banalisation de la mort et le manque de civisme doivent disparaître sur nos réseaux sociaux, afin qu’on aille vers l’essentiel ; à savoir : secourir les personnes en danger et éviter de heurter les familles des victimes.

Engagée aux législatives du 29 Mars dernier, ou sa liste d’alliance avec le RPM et MPM, est arrivée première, celle qui se fait appeler PEDROUNI, a évoqué son parcours et sa lecture des choses lors de l’émission POLITIKI KOW. C’était sur le plateau de la nouvelle télévision, dédié à la promotion et l’émancipation de la femme malienne, sise à l’hippodrome.

Face au confrère Bouaré, elle a exprimé son indignation de l’utilisation de Facebook et compagnie. « On voit des images choquantes et obscènes sur les réseaux sociaux. Chose à revoir car la photo banalise la mort » a indiqué Mme Djilla.

La colistière des députés sortants Karim Keita et Hadi Niangadou, tape du poing sur la table et prévient : « On ne sauve plus les gens, il n’y aucune assistance à personne en danger. Faut savoir raison garder ». Cette attitude irresponsable dessert à la société malienne selon la candidate de l’ADEMA en commune 2. Plus loin, la conseillère au niveau du District de Bamako, s’en prend aux diffuseurs d’images des victimes de guerre.

PEDROUNI, condamne vivement que soient publiées à longueur de temps les photos qui provoquent l’émoi. Il est courant de voir sur Facebook des corps dans des états qui choquent les mœurs, sans que l’auteur de la publication ne se souci de choc que cela peut provoquer dans la société. Ce qui révolte la candidate Adémiste, qui ne peut cautionner ces actions qui sont monnaie courante.

Mme Djilla, profitera de l’occasion pour rappeler qu’IBK seul, ne peut faire face aux défis du Mali. A titre d’exemple, elle a rappelé le cas de son prédécesseur ATT, qui avait dit que la crise du Nord n’était pas l’unique affaire du Mali. « Il n’a pas été entendu voilà que le temps a fini par lui donner raison », a argumenté l’ancienne du Mouvement Citoyen qui a gardé le lien avec l’ex Chef de l’Etat. Son regard est d’ailleurs porté sur les prochaines élections.

Sur la question, Assitan Diallo a confié que l’alliance ADEMA-RPM et MPM sera reconduite dans sa circonscription. Autrement dit, aux prochaines communales et régionales qui suivront les législatives (actuel scrutin de l’heure) . C’est donc l’esprit de la majorité qui prévaut entre elle et ses colistiers, qui ont préconisé l’union des forces. Une dynamique sur laquelle, Mme Djilla compte intégrer l’Assemblée Nationale, et s’occuper d’une chose en premier : la loi très attendue des Violences basées sur le genre.

Le porte-étendard de l’ADEMA en commune II, a fustigé la montée à grande échelle du féminicide. Selon elle « Même si une dispute prend des ampleurs, et même si c’est la femme qui est fautive, cela ne doit conduire à un assassinat. Il y a eu trop de victimes ces temps-ci suite aux violences faites aux femmes, cela doit cesser maintenant ».

Il est clair que ce passage à l’émission POLITIKI KOW fera buzz auprès de son électorat ainsi que la gente féminine qui voit en son élection une réussite de la loi du genre dite des 30%. Au-delà, de son expérience de plus de 20 ans comme conseillère municipalité, le fait que Assitan Diallo soit une femme publique au contact facile, favoriseront surement son entrée à l’hémicycle lors des échéances prochaines.

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