COMMUNE IV DISTRICT BAMAKO : LA CONSOMMATION DE LA CHICHA INTERDITE PAR LES AUTORITES COMMUNALES

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Attraction la plus prisée des jeunes depuis 2 ans, les partys de chicha deviennent des habitudes courantes chez une frange importante de la jeunesse malienne. Pour freiner son expansion, qui prend des tournures inquiétantes,  la mairie de la Commune IV, à travers son Maire vient d’interdire les partys de chicha sur son territoire.

La municipalité de la commune IV vient de franchir le pas : la chicha est interdite. Ce produit est fortement consommé dans la zone où se trouve le quartier résidentiel de l’ACI. Plusieurs lounges s’y trouvent et sont des cadres dédiés à ce produit qui s’appelle en réalité le narguilé.

Même le tramadol et affiliés n’échappent pas à la restriction du puissant maire du parti YELEMA en commune 4 du district de Bamako. Sa décision met en garde contre les contrevents qui feront de facto objet de poursuites judiciaires. C’est dire que beaucoup de lieux devront mettre la clé sous le paillasson car l’essentiel de leurs recettes vient de la consommation de ce produit. Une aubaine pour le commissariat du 5ème  arrondissement à établir des restrictions.

En effet, depuis le mois de février, le commissaire Abdramane Maiga avait entamé cette la lutte au nom du grand banditisme dans sa circonscription qui n’est autre que la commune 4. Sauf que cette fois ce ne sont pas les bandits de grands chemins qui étaient dans son viseur : plutôt les jeunes qui sont abonnés à la chicha. Ces hommes coupent le sommeil aux concernés qui se sont adonnés à la dépravation des mœurs.

Force est de reconnaître que depuis l’avènement de la chicha, les jeunes ont des habitudes plus ou moins néfastes. Le tabac est utilisé à satiété, le prétexte est tout trouvé pour provoquer des relations intimes et le cadre permet de promouvoir indirectement la drogue. Une situation répandue dans la capitale qui a fini par donner naissance à des endroits dédiés spécialement à la vente du produit à base de tabac quasi mitigé.

Ce qui explique que les hommes d’Abdramane Maiga sont fréquents dans les rues de Lafiabougou et environs pour traquer les « CHICHEURS ». Les grins rependus dans les rues de la commune 4 ont fini par se dissiper. Et pour cause, personne ne veut être à la merci des policiers sachant que les parents cautionnent les rafles allant dans ce sens. La croisade menée par le 5ème arrondissement est salutaire car c’est bel et bien un combat contre la prolifération de la drogue.

Pour ceux qui ne le savent pas, les shows de chichas ou CHICHA PARTY sont parfois des occasions de consommation de la drogue. Le système traditionnel fait que le produit prohibé est visible mais avec la Chicha la donne est toute autre : les jeunes ont tendance à mixer le chanvre indien au tabac. Les meetings de fumée collective ont donc des dessous troubles que cernent les hommes du commissaire Abdramane Maiga qui n’entend pas lâcher du lest. Et dans ce combat, le 5ème  arrondissement s’est vu renforcer par leurs homologues du 9ème et 14ème arrondissement. Le maire Adama Berthé, en décidant d’interdire cette pratique, est sur de perdre le soutien des jeunes consommateurs chicha de sa localité. Qu’à cela ne tienne lui et son bureau communal assument ouvertement la décision. La chasse est désormais ouverte aux kiffeurs du produit prohibé…CHICHA !

 

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